Epandage

Pratiques de fertilisation organique à la Réunion

L’agriculteur qui fertilise une culture avec de la matière organique recherche avant tout un bon rendement cultural. Il importe donc de lui fournir une matière de qualité, apportant les éléments fertilisants nécessaires au sol et à la culture.

Les matières actuellement les plus utilisées sont : 

  • Le lisier et l’écume de sucrerie en canne à sucre ;
  • Les fumiers de volaille et les fumiers de bovin en maraîchage et en horticulture.

Les composts urbains sont peu employés en agriculture.

Principales contraintes liées à l’épandage

Selon les cultures, plusieurs techniques d’utilisation sont mises en œuvre par les agriculteurs. Nous pouvons constater :

  • un épandage difficile car majoritairement manuel, nécessitant son remplacement par une mécanisation, là où les conditions le permettent ;
  • l’adaptation de la technique culturale aux contraintes imposées par ce nouvel intrant ;
  • la nécessité pour l’agriculteur de se fournir en matière organique à l’extérieur de son exploitation. Cet éloignement de la source d’approvisionnement constitue souvent un frein à son utilisation.

Connaissance des matières épandues

Pour optimiser la fertilisation, la Chambre d’agriculture (MVAD) a mené des expérimentations sur le comportement des éléments (azote, phosphore, potassium, …) apportés par les matières organiques dans les sols cultivés (cf. rubrique « publications / techniques »). Le fait de suivre les éléments apportés par la matière organique dans le sol permet de raisonner la fertilisation, en recherchant l’adéquation entre besoins des cultures et apports de fertilisants (organiques et minéraux), afin d’éviter les pertes par lessivage qui polluent les sols et les eaux et de réaliser (le plus souvent) des économies en fertilisants.

Perspectives de fertilisation avec de la matière organique

Une enquête menée par la MVAD en 1999 a permis de cerner les intentions des utilisateurs de matière organique :

  • la grande majorité des utilisateurs compte en utiliser davantage. Une demande de matières organiques (compost, etc.) existe mais sa répartition varie en fonction des zones : Ouest > Est > Sud ;
  • les freins à la fertilisation organique sont le prix, l’indisponibilité relative (problème logistique et/ou organisationnel), le manque de matière dans certaine zones ;
  • le prix que les agriculteurs sont prêts à payer s’élève à 15 € / m3.