<< espace privé >>
> La matière organique d’origine urbaine

Sur le bandeau de gauche de cette page, vous trouverez les fiches "boues" et "composts".

 

Les composts urbains

 

La production de compost de déchets verts urbains

Il existe actuellement (mars 2008) trois plate-formes de compostage urbaines en activité. Leur compost est issu de la transformation de déchets verts. La première est localisée dans le sud du Département (Saint-Pierre), la deuxième dans le Nord-Ouest (Le Port). La dernière et la plus petite, située dans le Sud-Est (Sainte-Rose), joint aux déchets verts la fraction fermentescible des ordures ménagères (FFOM).

De manière générale, les Communautés d’agglomérations ont prévu, dans les années à venir, de fabriquer du compost à base de déchets verts et de Fraction Fermentescible des Ordures Ménagères (FFOM) ou de boues de stations d’épurations.

Le tableau suivant exprime la production annuelle de compost urbain en 2005 et 2007.

Plate-forme localisée

à

2005

(tonnes)

2007 

(tonnes)

Saint-Pierre

 7 500 

 2 562 

Le Port

 600 

 3 800 

Sainte-Rose

 317 

 300 

Total

 8 417 

 6 662 

 

Plusieurs facteurs expliquent cette diminution de 20% par rapport à 2005 :

  • la station de Sainte-Rose a été, en 2007, gérée par un nouvel exploitant et la station n’a produit du compost que sur 8 mois de l’année. Les quantités produites augmenteront forcément dans les années à venir ;
  • sur les stations du Port et de Saint-Pierre, la totalité des végétaux entrante n’a pu être transformée en compost.

 

Etudes sur les sources en ETM des composts de déchets verts réunionnais

Le contexte et l’essentiel des résultats des deux études réalisées en 2007 et 2008 sont consultables dans la rubrique "Etudes/ ETM dans les composts de déchets verts".

Ces deux études sont téléchargeables :

Composts de déchets verts urbains réunionnais : recherche de la source d’ETM, N. Payet, V. van de Kerchove, Février 2007, 35 p.

- Composts de déchets verts urbains réunionnais : origine des concentrations élevées en éléments traces métalliques, (Mvad :) N. Payet, V. van de Kerchove, (Cirad :) Doelsch E, Moussard G., mars 2008, 24 p.


Compost de déchets verts + boue d’épuration


Les composts de déchets verts et boue d’épuration et sont réglementairement assimilés à des boues. Leur normalisation est possible si le produit respecte les caractéristiques mentionnées dans la norme NF U 44-095.

 

Les boues d’épuration urbaines

 
Les stations d’épuration réunionnaises produisent des boues issues de traitement biologique. Ces boues sont essentiellement formées par les résidus de bactéries « cultivées » dans les ouvrages d’épuration. Ces bactéries se sont nourri de matières organiques contenues dans les eaux usées et les ont digérées. Afin de maintenir l’activité biologique de la station à un bon niveau, une partie de la masse des bactéries ou « biomasse en excès » doit être régulièrement soutirée (i.e. boues d’épuration), entretenant ainsi la dynamique de reproduction bactérienne et de destruction de la charge polluante.

En 2005, la production de boue calculée est de 57 500 tonnes de produit brut sur l’ensemble des stations d’épuration de l’île. Les boues présentant une moyenne de 20% de siccité, la valeur théorique de production de ces stations est estimée à 11 492 tonnes de matières sèches. 

 

Epandage des boues d’épuration à la Réunion et ETM

La fertilisation des cultures réunionnaises avec de la boue d’épuration pose, dans la plupart des cas, le problème de respect de la législation nationale sur l’épandage agricole des boues. En effet, les sols de l’île présentent fréquemment des teneurs en certains éléments traces métalliques (ETM) : chrome, nickel et parfois en cuivre, supérieures aux valeurs seuils fixées par celle-ci, ce qui rend l’épandage de boue impossible sans dérogation.

Depuis 2008, grâce à une étude réalisée par le Cirad pour la Direction de l’agriculture et de la Forêt (DAF) et l’Office local de l’eau (OLE), l’épandage agricole de boue d’épuration urbaine peut être envisagé, quel que soit le secteur de l’île. En effet, un producteur de boue (commune, communauté d’agglomération) peut saisir le Préfet de la Réunion pour obtenir une dérogation au décret, sur la base de ce rapport. A cette fin, il lui remet également une proposition de plan d’épandage, dans lequel sont indiquées les parcelles qui seront fertilisées avec de la boue d’épuration, les quantités de boue qui y seront épandues, … Ce dossier sera instruit par la DAF.

En octobre 2008, certaines collectivités comme les communes de Saint-Paul, Bras-Panon et Sainte-Rose envisagent d’épandre leurs boues d’épuration en agriculture.

 
Vous pouvez consulter et/ou télécharger les documents suivants :

  • Dans le cadre de cet essai de fertilisation de la canne avec de la boue d’épuration, la spéciation et la mobilité des ETM du sol des deux parcelles d’essai amendées en boue ont été étudiées :
    • Eléments Traces Métalliques : Spéciation des ETM dans un sol amendé avec des boues d’épuration, (Mvad - Cirad) E. Doelsch, mars 2006, 25 p.
    • Eléments traces métalliques : Impact de l’épandage d’une boue d’épuration sur la mobilité et la spéciation des ETM d’un andosol (Mvad - Cirad), E. Doelsch, F. Feder, A. Findeling, Y. Duval. mars 2005, 103 p.
 
Vous trouverez plus d’informations sur cet essai au champ dans la rubrique :
"Etudes et essai / essais au champ".
 

Les rapports et/ou synthèses de ces études et essais sont disponibles sur simple demande auprès de la MVAD.